Retour aux Guides
Productivité

Montre à Claude ce que tu veux avec un vrai exemple

4 min de lecture


Décrire un format avec des mots est plus difficile qu’il n’y paraît. « Décontracté mais professionnel », « percutant », « pas trop corporate » signifient quelque chose de précis dans ta tête et presque rien pour quiconque, ou quoi que ce soit, qui les lit à froid. Un vrai exemple évite entièrement le problème de traduction : au lieu de décrire la forme que tu veux, tu la montres.

Astuce

Un adjectif décrit un format. Un exemple en montre un. Claude suit des modèles bien plus fiablement qu’il n’interprète des descriptions.

Tu n’as pas besoin des bons mots pour le ton voulu. Tu as besoin d’un paragraphe qui l’a déjà.

Pourquoi un exemple vaut mieux qu’une description pour le format et le style

Des mots comme « décontracté » ou « concis » portent des sens différents selon qui les lit et ce qu’il a déjà vu. Un vrai échantillon lève cette ambiguïté, puisque Claude n’interprète pas ton idée du décontracté, il suit un vrai modèle de longueur de phrase, de choix de mots et de structure qui est juste sous ses yeux.

Prompt
“

Voici un e-mail que j’ai envoyé le mois dernier et qui a eu un excellent retour : « Salut Jordan, petite question rapide, j’ai vu ta note sur les chiffres du T3 et je voulais signaler un truc avant la revue de vendredi. La répartition régionale me paraît bizarre, on peut se prendre 10 minutes demain ? » Rédige un e-mail semblable pour Priya sur le renouvellement du contrat fournisseur, avec le même ton et la même longueur.

”

Remarque ce qui manque à ce prompt : aucun adjectif décrivant le ton. L’exemple fait ce travail à la place, et le résultat reprend le rythme des phrases et la franchise que « écris un e-mail décontracté et bref » aurait laissés à la devinette.


Quand un seul exemple ne suffit pas

Un exemple unique enseigne un modèle à Claude, mais il ne peut pas toujours dire quelle partie du modèle compte vraiment. Donne un exemple de titre et Claude peut s’accrocher au sujet précis plutôt qu’à la structure, à la longueur et au rythme que tu voulais illustrer.

  1. 1

    Commence par un exemple pour les formats simples

    Un seul échantillon suffit généralement pour ce qui est dicté par le format, comme la structure d’un e-mail ou la mise en page d’un rapport, où le modèle est sans ambiguïté.

  2. 2

    Ajoute un deuxième exemple, différent, quand le modèle est subtil

    Deux exemples sur des sujets différents qui partagent la même structure de fond rendent le vrai modèle évident par contraste, puisque ce qui est identique entre eux est clairement ce qui vaut la peine d’être copié.

  3. 3

    Nomme explicitement ce qui est constant entre tes exemples

    Indique directement ce qui doit être repris : « reprends la longueur des phrases et la franchise, pas le sujet précis ». Cela lève tout doute sur la fonction des exemples.

Prompt
“

Voici deux titres d’articles passés qui ont bien marché : « Pourquoi tes e-mails d’accueil sont ignorés » et « L’habitude de réunion qui fait perdre discrètement du temps à ton équipe ». Reprends la même structure et la même longueur, pas les sujets, pour un titre sur le burn-out en télétravail.

”

Dans Claude Tutorial

Montrer plutôt que décrire marche bien au-delà du ton d’écriture.

Ce même réflexe, coller un vrai échantillon plutôt que d’expliquer en mots ce que tu veux, vaut pour les tableurs, le code et les documents structurés autant que pour la prose. L’appli couvre ce schéma sur plusieurs types de tâches différents.

Bientôt disponible
Télécharger dans l’App Store
DISPONIBLE SURGoogle Play

Un cas limite : quand tu n’as pas encore de bon exemple

Si tu n’as pas de bon exemple passé à coller, demande à Claude de rédiger d’abord deux ou trois options vraiment différentes, puis dis-lui laquelle utiliser comme modèle ensuite. Tu utilises toujours la technique de l’exemple, mais en générant l’exemple au lieu de le tirer d’abord de tes propres archives.

Pour aller plus loin